Les atouts nutritionnels des produits aquatiques consommés en France

Présentation et protocole de l’étude...
Cette étude a été menée afin de mieux connaitre la composition nutritionnelle
des principaux produits aquatiques consommés et commercialisés
en France car jusqu’à présent, les données disponibles étaient principalement
étrangères. Les analyses ont été réalisées dans la plupart des cas sur des produits
à l’état cru (filets de poisson) sauf pour les produits couramment achetés
transformés (crevettes cuites, conserves, produits fumés…).
Protocole de l’étude
Choix des espèces
Les produits à analyser ont été définis par les partenaires du projet en fonction
de différents critères :
Les données de consommation alimentaire (données SECODIP, INCA,
GIRA SIC),
des données de production, d’importation et d’exportation,
les besoins formulés par les professionnels de la filière,
les données de composition déjà disponibles.
Choix des constituants
L’objectif de ce projet était l’élaboration d’une table de composition nutritionnelle
pour les produits aquatiques. Par définition, une telle table doit fournir
un profil nutritionnel le plus complet possible pour chacun des aliments cités.
Seuls quelques constituants dont les teneurs sont présumées faibles n’ont pas
été étudiés.
Choix des méthodes d’analyses
Le choix des méthodes d’analyses tient compte de la matrice dans laquelle se
trouve le constituant à doser. Dans la plupart des cas, les méthodes officielles
ont été privilégiées mais lorsqu’il n’existait pas de méthode officielle ou si des
développements récents avaient été réalisés, les méthodes utilisant ces évolutions
techniques ont été retenues.
Échantillonnage
Afin d’intégrer la variabilité individuelle, pour chaque produit étudié, 5 lots
différents ont été analysés. Chacun des lots provenait de bateaux différents
ou de zones de production différentes. Un lot était constitué au minimum de
10 individus.
Les atouts nutritionnels des produits aquatiques
Pour améliorer le statut nutritionnel de la population française,
l’Organisation Mondiale de la Santé et le Programme National Nutrition
Santé recommandent de consommer des produits aquatiques au moins deux
fois par semaine et de varier les espèces consommées.
En effet, les poissons, coquillages et crustacés recèlent des trésors pour notre
santé !
Bons pour la forme !
Un réservoir naturel de vitamines, minéraux et micro-nutriments
Les produits aquatiques apportent en quantités intéressantes :
Des vitamines du groupe B comme les vitamines B12 (qui participe à la
synthèse des globules rouges et des protéines), B3 (ou PP) (qui joue un rôle
dans la production de l’énergie), B6 (indispensable pour le métabolisme
des acides aminés) ;
de la vitamine D (qui participe à la fixation du calcium sur les os) ;
de la vitamine E (qui joue un rôle antioxydant) ;
et de nombreux minéraux tels que :
- l’iode qui provient en majorité des produits d’origine marine et participe
à la synthèse des hormones thyroïdiennes ;
- le phosphore qui intervient dans les mécanismes de transport et de
stockage de l’énergie ;
- le sélénium qui possède une activité antioxydante et dont les
produits aquatiques sont une source majeure ;
- le fer, constituant de l’hémoglobine ;
- le magnésium qui intervient dans le fonctionnement musculaire et
nerveux.
Les produits aquatiques présentent une très bonne valeur nutritionnelle.
Les produits aquatiques : une faible densité énergétique
La plupart des poissons apportent peu de lipides : les poissons maigres moins
de 3 % mais jusqu’à 14 % pour quelques espèces grasses. Dans tous les cas, ces
acides gras sont qualitativement très intéressants.
La valeur calorique de 100 grammes de poisson est comprise entre 60 et
200 kcalories.
Le poisson est une bonne source de protéines, indispensables notamment aux
synthèses protéiques nécessaires pour la croissance et le renouvellement cellulaire.
La teneur en protéines des produits aquatiques varie de 15 % à 25 %
selon l’espèce considérée.
De plus, ce sont des protéines de qualité car environ 50 % des acides aminés
qui les composent sont des acides aminés essentiels. Elles possèdent également
une bonne digestibilité.
Les poissons, coquillages et crustacés sont les alliés de l’équilibre alimentaire.
Une source naturelle d’acides gras oméga 3 ”longue chaîne“
Les poissons, coquillages et crustacés présentent une composition lipidique intéressante
grâce à une bonne répartition entre acides gras saturés et insaturés.
Les acides gras polyinsaturés de la famille des oméga 3 sont l’un des nombreux atouts
santé des produits aquatiques dans lesquels ils sont présents en grande quantité.
Ainsi, par exemple, la consommation d’une portion de maquereau ou de saumon couvre
la totalité des apports nutritionnels conseillés par jour en apportant plus de 2 g
d’acides gras oméga 3. Ces apports sont d’autant plus intéressants que les oméga 3
d’origine aquatique se trouvent sous forme d’acides gras longues chaînes (C> 20 EPA
et DHA) que l’homme ne peut synthétiser.
Les rôles physiologiques des acides gras oméga 3 (EPA et DHA) à l’origine de
leurs bienfaits sont nombreux, on note notamment :
Un rôle structurel de constituant des membranes en particulier au niveau
du cerveau et de la rétine,
un rôle fonctionnel car ils sont les précurseurs de médiateurs chimiques
ayant des rôles très importants pour la santé (par exemple dans le
domaine de l’inflammation et de l’agrégation plaquettaire).
Un déficit en acides gras oméga 3 (associé ou non à un excès en acides gras
oméga 6) favoriserait la survenue de maladies neurodégénératives (maladie
d’Alzheimer) de dépression, de dégénérescence maculaire liée à l’âge…
Les omégas 3 pourraient jouer un rôle favorable dans la prévention de certains
cancers. Un apport régulier en EPA et DHA par la consommation de produits aquatiques
diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires et de mort subite.
NB : Cette étude a été coordonnée par le Pôle « Filière Produits Aquatiques » à la demande de l’ensemble des professionnels de la filière via leurs interprofessions
(CIPA, CITPPM, CNC, CNPMEM, OFIMER, SDS, SNCE).
Les produits ont été préparés par les centres techniques (ADRIA Normandie, CEVPM, ID Mer). Les analyses ont été effectuées par l’ITERG et l’ISHA selon un protocole validé par
les experts scientifiques de l’AFSSA, de l’IFREMER, de l’INRA et de l’Institut Pasteur de Lille. Ce projet a bénéficié du soutien financier de l’ACTIA et de l’Union Européenne.
Handicap Infos - source : communiqué de presse



