ÉTUDE
Des cellules souches contre la sclérose en plaques
31/01/2009 10:39:12
U

Un traitement efficace en 1ère phase ...
n traitement efficace en 1ère phase...
Une transplantation de cellules souches autologues hémopoïétiques, c'est à dire susceptibles de recréer des cellules sanguines et émanant du patient lui-même, a stabilisé et même amélioré des patients en première phase de sclérose en plaques (SEP), selon une étude.
Dans cette phase de la maladie, les symptômes sont intermittents et partiellement réversibles. La plupart des traitements interferon, stéroïdes... sont appliqués à ce moment-là, mais certains patients n'y répondent pas.
Après 10 à 15 ans dans cette phase, la plupart des malades entrent dans une deuxième phase caractérisée par des altérations neurologiques graduelles et irréversibles.
Depuis une quinzaine d'années, on appliquait à des patients parvenus en phase 2 de la maladie un traitement intensif supprimant l'immunité, par exemple par irradiation de tout le corps, et on reconstituait leur système immunitaire par transplantation de cellules souches issues de leur propre moelle osseuse.
Cette procédure, supprimant la myéline qui gaine les fibres du système nerveux central, était assez toxique, avec une mortalité d'environ 3,3%.
Richard Burt, de l'Ecole de médecine de l'université de Chicago, et son équipe ont appliqué une procédure plus douce ne détruisant pas la myéline sur 21 patients en phase 1 de la maladie qui n'avaient pas répondu à un traitement d'interféron, selon l'étude publiée dans le numéro de mars de la revue britannique The Lancet Neurology, en ligne vendredi.
Ces patients étaient jeunes (âge moyen 33 ans), et souffraient de SEP depuis en moyenne cinq ans.
Conformément aux procédures déjà connues, les chercheurs ont transplanté aux patients des cellules souches de leur moëlle osseuse. Au bout de trois ans, 17 des malades traités avaient amélioré leur état, aucun n'avait régressé, et aucun n'est mort.
La procédure a été bien tolérée. Cinq patients ont fait des rechutes mais ont connu une rémission après une nouvelle thérapie.
Selon les chercheurs, cette procédure semble "non seulement prévenir une progression de la maladie, mais inverser le cours de l'invalidité". Rien n'assurant que le processus éradique l'activité inflammatoire sur le long terme, ils ont estimé néanmoins que des études devaient se poursuivre à plus grande échelle.
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Les réactions des abonnés :
sidi
20/08/2009 15:58:02
bonjour mais pour quand ca coute tres cher 7500euros et pour nous attendre toujours attendre mince alors
PARKS49F
08/05/2009 10:44:33
C'est en vogue pour Parkinson également. Je me tiens méfiante au regard des "découvertes" à l'effet d'annonce tapageur !
Géronimo
03/02/2009 14:56:04
Les cellules souches sont sans doute une piste très sérieuse pour combattre la SEP. L'idée d'une transplantation qui viendrait régénérer la myéline endommagée, c'est un espoir immense pour ceux qui ont des séquelles. Même si la régénération n'est que partielle et qu'elle permet de retrouver quelques fonctionnalités perdues, je suis certain que tous les malades SEP seraient aux anges ! J'imagine que cette technique doit coûter cher, de plus ce n'est que la phase I des essais ... En tous cas, voici une bonne nouvelle, espérons que la suite sera positive et arrivera le plus vite possible en France. Le problème récurent des recherches, c'est le temps. Les malades vivent les souffrances et les frustrations au quotidien, et les traitements arrivent au compte goutte. Aujourd'hui rien n'est encore très efficace, la maladie demeure incurable et évolutive. Je pense personnellement que les cellules souches pourraient être l'un des premier traitement à agir concrètement sur les séquelles des malades. C'est-à-dire à réparer les dégâts de la SEP, au moins partiellement !
Une transplantation de cellules souches autologues hémopoïétiques, c'est à dire susceptibles de recréer des cellules sanguines et émanant du patient lui-même, a stabilisé et même amélioré des patients en première phase de sclérose en plaques (SEP), selon une étude.
Dans cette phase de la maladie, les symptômes sont intermittents et partiellement réversibles. La plupart des traitements interferon, stéroïdes... sont appliqués à ce moment-là, mais certains patients n'y répondent pas.
Après 10 à 15 ans dans cette phase, la plupart des malades entrent dans une deuxième phase caractérisée par des altérations neurologiques graduelles et irréversibles.
Depuis une quinzaine d'années, on appliquait à des patients parvenus en phase 2 de la maladie un traitement intensif supprimant l'immunité, par exemple par irradiation de tout le corps, et on reconstituait leur système immunitaire par transplantation de cellules souches issues de leur propre moelle osseuse.
Cinq patients ont fait des rechutes mais ont connu une rémission après une nouvelle thérapie.
Cette procédure, supprimant la myéline qui gaine les fibres du système nerveux central, était assez toxique, avec une mortalité d'environ 3,3%.
Richard Burt, de l'Ecole de médecine de l'université de Chicago, et son équipe ont appliqué une procédure plus douce ne détruisant pas la myéline sur 21 patients en phase 1 de la maladie qui n'avaient pas répondu à un traitement d'interféron, selon l'étude publiée dans le numéro de mars de la revue britannique The Lancet Neurology, en ligne vendredi.
Ces patients étaient jeunes (âge moyen 33 ans), et souffraient de SEP depuis en moyenne cinq ans.
Conformément aux procédures déjà connues, les chercheurs ont transplanté aux patients des cellules souches de leur moëlle osseuse. Au bout de trois ans, 17 des malades traités avaient amélioré leur état, aucun n'avait régressé, et aucun n'est mort.
La procédure a été bien tolérée. Cinq patients ont fait des rechutes mais ont connu une rémission après une nouvelle thérapie.
Selon les chercheurs, cette procédure semble "non seulement prévenir une progression de la maladie, mais inverser le cours de l'invalidité". Rien n'assurant que le processus éradique l'activité inflammatoire sur le long terme, ils ont estimé néanmoins que des études devaient se poursuivre à plus grande échelle.
| EN SAVOIR + : LE DOSSIER SEP |
Handicap Infos - Source : afp
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sidi
20/08/2009 15:58:02
bonjour mais pour quand ca coute tres cher 7500euros et pour nous attendre toujours attendre mince alors
PARKS49F
08/05/2009 10:44:33
C'est en vogue pour Parkinson également. Je me tiens méfiante au regard des "découvertes" à l'effet d'annonce tapageur !
Géronimo
03/02/2009 14:56:04
Les cellules souches sont sans doute une piste très sérieuse pour combattre la SEP. L'idée d'une transplantation qui viendrait régénérer la myéline endommagée, c'est un espoir immense pour ceux qui ont des séquelles. Même si la régénération n'est que partielle et qu'elle permet de retrouver quelques fonctionnalités perdues, je suis certain que tous les malades SEP seraient aux anges ! J'imagine que cette technique doit coûter cher, de plus ce n'est que la phase I des essais ... En tous cas, voici une bonne nouvelle, espérons que la suite sera positive et arrivera le plus vite possible en France. Le problème récurent des recherches, c'est le temps. Les malades vivent les souffrances et les frustrations au quotidien, et les traitements arrivent au compte goutte. Aujourd'hui rien n'est encore très efficace, la maladie demeure incurable et évolutive. Je pense personnellement que les cellules souches pourraient être l'un des premier traitement à agir concrètement sur les séquelles des malades. C'est-à-dire à réparer les dégâts de la SEP, au moins partiellement !










