ENQUÊTE
Insee : les discriminations liées au handicap et à la santé
08/09/2010 11:52:28
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Insee : les discriminations liées au handicap et à la santé.
1 % des personnes handicapées déclarent avoir subi une discrimination...
Parmi les jeunes de 10 à 24 ans, 5% déclarent être touchés par des déficiences et des limitations d’ordre moteur, sensoriel ou cognitif, pouvant les mettre en situation de handicap. 41 % d’entre eux déclarent avoir subi au cours de leur vie une discrimination à cause de leur état de santé ou d’un handicap. C’est huit fois plus que chez les jeunes sans handicap. Les jeunes atteints d’une déficience d’ordre cognitif se plaignent plutôt de mises à l’écart. Les handicapés moteurs dont la scolarité a été perturbée ou interrompue pour des raisons de santé évoquent plus fréquemment des refus de droits. À l’école, les jeunes ayant une déficience auditive ou visuelle déclarent plus souvent subir des injustices ou des refus de droit que les jeunes handicapés moteurs ; ces derniers sont plus fréquemment sujets à des moqueries ou des insultes. Les adultes de 25 à 54 ans sont deux fois plus touchés par le handicap que les jeunes. Mais le handicap ou l’état de santé ne provoquent des discriminations que chez un quart d’entre eux. Les chômeurs atteints d’une déficience sensorielle ou cognitive mentionnent fréquemment des injustices et refus de droits. Dans le cadre du travail, ce sont plutôt les handicapés moteurs qui déclarent avoir subi de telles discriminations.
Trois millions de personnes déclarent avoir fait l’objet de discriminations au cours de leur vie à cause de leur état de santé ou d’un handicap. Cela représente 5 % des personnes de tous âges vivant en ménage ordinaire. Ces discriminations recouvrent des moqueries, des mises à l’écart, des traitements injustes ou des refus de droit pour raison de santé ou de handicap.
Les discriminations les plus souvent déclarées sont des moqueries ou des insultes. Les non-handicapés déclarent des discriminations relevant de problèmes de santé spécifiques et non d’un mauvais état de santé global, par exemple des moqueries liées à l’apparence chez ceux qui ont de gros problèmes de vue non handicapants (strabisme corrigé), des mises à l’écart pour les enfants allergiques… Tout comme pour la population totale, les jeunes handicapés citent le plus souvent les moqueries et insultes, mais les mises à l’écart sont également fréquentes et 10 % des 20-24 ans déclarent des refus de droits.
Les jeunes souffrant de déficiences cognitives ressentent plus particulièrement les discriminations liées à des problèmes de santé ou de handicap : 45 % d’entre eux déclarent en avoir subi, contre 33 % des jeunes souffrant de déficiences sensorielles, telles que de graves problèmes de vue ou d’audition. Ils mentionnent avant tout des moqueries ou des insultes, mais c’est aussi le cas de tous les jeunes ayant eu à se plaindre de discrimination, qu’ils soient atteints d’un handicap ou non.
Les mises à l’écart frappent plus particulièrement les jeunes atteints de déficiences cognitives : elles sont évoquées par 64 % des jeunes déficients cognitifs déclarant au moins une discrimination. Ce type de discrimination est en revanche moins fréquemment ressenti par les jeunes souffrant de troubles moteurs (51 % de ceux qui ont souffert d’une discrimination) ou sensoriels (38 %). À l’école, les déficiences cognitives ne sont donc pas seulement une source potentielle de difficultés d’ordre scolaire, elles peuvent aussi engendrer un sentiment d’exclusion.
Les jeunes atteints de troubles moteurs
se heurtent davantage à des refus de
droits ou des traitements injustes que les
jeunes atteints de déficiences cognitives.
Ils sont par ailleurs ceux qui se plaignent
le moins souvent de moqueries à
leur encontre.
D’après les jeunes handicapés moteurs, les discriminations qu’ils subissent sont le résultat de préjugés ou de jugements de valeur concernant leurs capacités. C’est particulièrement le cas pour ceux qui ont achevé leur formation scolaire, sans perturbation ou interruption liée à la santé, et qui se trouvent en situation de rechercher un travail. Parmi eux, 90 % de ceux qui déclarent avoir subi une discrimination citent de tels préjugés comme raison de ces discriminations. C’est beaucoup plus que pour ceux qui sont encore en cours de scolarité non spécialisée (36 %).
Pour ces derniers, les discriminations qu’ils déclarent avoir subies proviennent plutôt d’attitudes inhabituelles qu’ils auraient eues aux yeux des autres : 11 % des jeunes à l’école souffrant de handicap moteur estiment en effet avoir subi une discrimination en raison d’attitudes inhabituelles aux yeux des autres, contre 6 % de ceux atteints de troubles cognitifs et 2 % de ceux atteints de troubles sensoriels. Les jeunes handicapés moteurs discriminés évoquent le plus souvent des refus de droits lorsque leur scolarité a été interrompue ou perturbée pour raison de santé, ou lorsqu’ils suivent leur scolarité dans un établissement spécialisé.
25 % de ceux qui se sentent discriminés s’en plaignent, contre 8%de ceux qui sont encore en cours de scolarité non spécialisée. Les jeunes handicapés moteurs en scolarité spécialisée, ou qui ont vu leur scolarité interrompue ou perturbée pour raison de santé ont par ailleurs des problèmes de handicap plus graves que les autres. Pour eux, les difficultés liées à leurs handicaps se cumulent donc avec des injustices et refus de droits plus fréquents. Par ailleurs, parmi les jeunes qui ont eu leurs études perturbées, les handicapés moteurs ressentent les refus de droits beaucoup plus fréquemment que ceux qui souffrent de limitations sensorielles ou cognitives.
Chez les jeunes de 10 à 24 ans, les déficiences
sensorielles, c’est-à-dire visuelles
ou auditives, sont les plus rares
(0,7 %) et sont celles qui génèrent
le moins de discriminations (33%). Cependant, les types de
discriminations et leurs causes présumées
sont différents pour les personnes
dont la scolarité se déroule ou s’est
déroulée normalement, et pour celles
qui ont eu une scolarité spécialisée,
perturbée ou interrompue pour raison de
santé.
Ainsi, les jeunes déficients sensoriels ayant achevé leur scolarité sans perturbation citent souvent les injustices et les refus de droits, plus fréquemment que les jeunes handicapés moteurs ayant aussi subi des discriminations. Pour 85 % d’entre eux, ces refus de droits et ces injustices relèvent de limitations liées à leur handicap visuel ou auditif : besoin d’aide humaine, lenteur, difficultés de communication. Les trois quarts d’entre eux citent aussi les attitudes inhabituelles qu’ils auraient aux yeux des autres comme source de discrimination. C’est deux fois plus que pour les déficients moteurs et trois fois plus que les déficients cognitifs.
À l’inverse, quand ils sont en cours de scolarité, les jeunes handicapés sensoriels ne citent quasiment jamais les attitudes inhabituelles qu’ils auraient aux yeux des autres comme origine des discriminations subies ; ils se plaignent plutôt de préjugés à leur encontre. Ayant achevé leur formation et confrontés au monde du travail, les jeunes handicapés sensoriels considèreraient donc que les comportements propres aux personnes déficientes de la vue ou de l’audition paraissent inhabituelles aux yeux des autres, ce qu’ils n’avaient pas forcément ressenti à l’école.
Enfin, les déficients sensoriels dont la scolarité s’est interrompue ou a été perturbée se plaignent plus souvent d’avoir subi des discriminations (65 %). Pour eux, les refus de droits et injustices sont en revanche relativement rares : il s’agit surtout de moqueries, principalement liées à l’apparence.
Les différences entre travailleurs et chômeurs concernent aussi le lieu de ces discriminations : la moitié des chômeurs qui ont subi une discrimination évoquent le lieu de travail, tandis que les personnes en activité citent plutôt leurs études. Cependant, pour les chômeurs, le sentiment de discrimination pourrait être lié au changement de situation vis-à-vis de l’emploi. Ils déclareraient donc a posteriori des discriminations sur leur ancien lieu de travail.
Parmi les chômeurs ayant déclaré une discrimination, un tiers de ceux qui ont un handicap évoquent les refus de droits pour raison de santé ou de handicap, une fréquence comparable à ceux qui n’ont pas de handicap. Pour ces derniers, des problèmes de santé n’étant pas forcément handicapants (arthrose, diabète, allergies, …) peuvent être sources de discriminations.
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Les réactions des abonnés :
denis91
14/03/2011 08:41:35
bonjour,étant handicapé moi même je me suis trouvé confronté à un enlèvement de mon véhicule sur la voie publique.alors cela ma couter 135euro plus le taxi j ai écris au préfet de police de paris,il ma repondu qu il ne pouvais rien faire alors que ma voiture ne gener en aucun cas j ai refuser de payer l amande il mon bloquer mon compte,alors que fait l etat pour les handicapes????????? alors que des proches du president de la republique ce font controles a des vitesses superieur autorises a eux on ne leur dit rien
Parmi les jeunes de 10 à 24 ans, 5% déclarent être touchés par des déficiences et des limitations d’ordre moteur, sensoriel ou cognitif, pouvant les mettre en situation de handicap. 41 % d’entre eux déclarent avoir subi au cours de leur vie une discrimination à cause de leur état de santé ou d’un handicap. C’est huit fois plus que chez les jeunes sans handicap. Les jeunes atteints d’une déficience d’ordre cognitif se plaignent plutôt de mises à l’écart. Les handicapés moteurs dont la scolarité a été perturbée ou interrompue pour des raisons de santé évoquent plus fréquemment des refus de droits. À l’école, les jeunes ayant une déficience auditive ou visuelle déclarent plus souvent subir des injustices ou des refus de droit que les jeunes handicapés moteurs ; ces derniers sont plus fréquemment sujets à des moqueries ou des insultes. Les adultes de 25 à 54 ans sont deux fois plus touchés par le handicap que les jeunes. Mais le handicap ou l’état de santé ne provoquent des discriminations que chez un quart d’entre eux. Les chômeurs atteints d’une déficience sensorielle ou cognitive mentionnent fréquemment des injustices et refus de droits. Dans le cadre du travail, ce sont plutôt les handicapés moteurs qui déclarent avoir subi de telles discriminations.
Trois millions de personnes déclarent avoir fait l’objet de discriminations au cours de leur vie à cause de leur état de santé ou d’un handicap. Cela représente 5 % des personnes de tous âges vivant en ménage ordinaire. Ces discriminations recouvrent des moqueries, des mises à l’écart, des traitements injustes ou des refus de droit pour raison de santé ou de handicap.
Les discriminations les plus souvent déclarées sont des moqueries ou des insultes. Les non-handicapés déclarent des discriminations relevant de problèmes de santé spécifiques et non d’un mauvais état de santé global, par exemple des moqueries liées à l’apparence chez ceux qui ont de gros problèmes de vue non handicapants (strabisme corrigé), des mises à l’écart pour les enfants allergiques… Tout comme pour la population totale, les jeunes handicapés citent le plus souvent les moqueries et insultes, mais les mises à l’écart sont également fréquentes et 10 % des 20-24 ans déclarent des refus de droits.
Mises à l’écart des jeunes atteints de déficiences cognitives :
Avant 25 ans, les problèmes de handicap sont rares et essentiellement d’ordre cognitif (définitions) : les troubles du comportement, les difficultés d’apprentissage, de concentration, de compréhension touchent 4 % des jeunes de 10 à 24 ans, les handicaps moteurs ou sensoriels seulement 1 % chacun.Les jeunes souffrant de déficiences cognitives ressentent plus particulièrement les discriminations liées à des problèmes de santé ou de handicap : 45 % d’entre eux déclarent en avoir subi, contre 33 % des jeunes souffrant de déficiences sensorielles, telles que de graves problèmes de vue ou d’audition. Ils mentionnent avant tout des moqueries ou des insultes, mais c’est aussi le cas de tous les jeunes ayant eu à se plaindre de discrimination, qu’ils soient atteints d’un handicap ou non.
Les mises à l’écart frappent plus particulièrement les jeunes atteints de déficiences cognitives : elles sont évoquées par 64 % des jeunes déficients cognitifs déclarant au moins une discrimination. Ce type de discrimination est en revanche moins fréquemment ressenti par les jeunes souffrant de troubles moteurs (51 % de ceux qui ont souffert d’une discrimination) ou sensoriels (38 %). À l’école, les déficiences cognitives ne sont donc pas seulement une source potentielle de difficultés d’ordre scolaire, elles peuvent aussi engendrer un sentiment d’exclusion.
Troubles moteurs : refus de droits et injustices après l’école
Troubles moteurs :
refus de droits
et injustices après l’école.
D’après les jeunes handicapés moteurs, les discriminations qu’ils subissent sont le résultat de préjugés ou de jugements de valeur concernant leurs capacités. C’est particulièrement le cas pour ceux qui ont achevé leur formation scolaire, sans perturbation ou interruption liée à la santé, et qui se trouvent en situation de rechercher un travail. Parmi eux, 90 % de ceux qui déclarent avoir subi une discrimination citent de tels préjugés comme raison de ces discriminations. C’est beaucoup plus que pour ceux qui sont encore en cours de scolarité non spécialisée (36 %).
Pour ces derniers, les discriminations qu’ils déclarent avoir subies proviennent plutôt d’attitudes inhabituelles qu’ils auraient eues aux yeux des autres : 11 % des jeunes à l’école souffrant de handicap moteur estiment en effet avoir subi une discrimination en raison d’attitudes inhabituelles aux yeux des autres, contre 6 % de ceux atteints de troubles cognitifs et 2 % de ceux atteints de troubles sensoriels. Les jeunes handicapés moteurs discriminés évoquent le plus souvent des refus de droits lorsque leur scolarité a été interrompue ou perturbée pour raison de santé, ou lorsqu’ils suivent leur scolarité dans un établissement spécialisé.
25 % de ceux qui se sentent discriminés s’en plaignent, contre 8%de ceux qui sont encore en cours de scolarité non spécialisée. Les jeunes handicapés moteurs en scolarité spécialisée, ou qui ont vu leur scolarité interrompue ou perturbée pour raison de santé ont par ailleurs des problèmes de handicap plus graves que les autres. Pour eux, les difficultés liées à leurs handicaps se cumulent donc avec des injustices et refus de droits plus fréquents. Par ailleurs, parmi les jeunes qui ont eu leurs études perturbées, les handicapés moteurs ressentent les refus de droits beaucoup plus fréquemment que ceux qui souffrent de limitations sensorielles ou cognitives.
Déficiences sensorielles : refus de droits et injustices à l’école
Déficiences sensorielles :
refus de droits
et injustices à l’école.
Ainsi, les jeunes déficients sensoriels ayant achevé leur scolarité sans perturbation citent souvent les injustices et les refus de droits, plus fréquemment que les jeunes handicapés moteurs ayant aussi subi des discriminations. Pour 85 % d’entre eux, ces refus de droits et ces injustices relèvent de limitations liées à leur handicap visuel ou auditif : besoin d’aide humaine, lenteur, difficultés de communication. Les trois quarts d’entre eux citent aussi les attitudes inhabituelles qu’ils auraient aux yeux des autres comme source de discrimination. C’est deux fois plus que pour les déficients moteurs et trois fois plus que les déficients cognitifs.
À l’inverse, quand ils sont en cours de scolarité, les jeunes handicapés sensoriels ne citent quasiment jamais les attitudes inhabituelles qu’ils auraient aux yeux des autres comme origine des discriminations subies ; ils se plaignent plutôt de préjugés à leur encontre. Ayant achevé leur formation et confrontés au monde du travail, les jeunes handicapés sensoriels considèreraient donc que les comportements propres aux personnes déficientes de la vue ou de l’audition paraissent inhabituelles aux yeux des autres, ce qu’ils n’avaient pas forcément ressenti à l’école.
Enfin, les déficients sensoriels dont la scolarité s’est interrompue ou a été perturbée se plaignent plus souvent d’avoir subi des discriminations (65 %). Pour eux, les refus de droits et injustices sont en revanche relativement rares : il s’agit surtout de moqueries, principalement liées à l’apparence.
Les chômeurs ressentent plus les discriminations que les personnes ayant un emploi :
Parmi les 25-54 ans, les situations sont plus contrastées lorsqu’on compare les adultes qui travaillent et ceux qui sont au chômage. La moitié des chômeurs ayant déclaré une discrimination ont le sentiment d’avoir subi une injustice liée à la santé ou au handicap, contre un quart des actifs ayant un emploi. De même, un tiers des chômeurs déclarent des refus de droits, contre un septième des adultes en emploi.Les différences entre travailleurs et chômeurs concernent aussi le lieu de ces discriminations : la moitié des chômeurs qui ont subi une discrimination évoquent le lieu de travail, tandis que les personnes en activité citent plutôt leurs études. Cependant, pour les chômeurs, le sentiment de discrimination pourrait être lié au changement de situation vis-à-vis de l’emploi. Ils déclareraient donc a posteriori des discriminations sur leur ancien lieu de travail.
Parmi les chômeurs ayant déclaré une discrimination, un tiers de ceux qui ont un handicap évoquent les refus de droits pour raison de santé ou de handicap, une fréquence comparable à ceux qui n’ont pas de handicap. Pour ces derniers, des problèmes de santé n’étant pas forcément handicapants (arthrose, diabète, allergies, …) peuvent être sources de discriminations.
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EN SAVOIR + :
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50 www.insee.fr |
Handicap Infos - source : Gérard Bouvier et Xavier Niel, division Enquêtes et études démographiques, Insee.
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denis91
14/03/2011 08:41:35
bonjour,étant handicapé moi même je me suis trouvé confronté à un enlèvement de mon véhicule sur la voie publique.alors cela ma couter 135euro plus le taxi j ai écris au préfet de police de paris,il ma repondu qu il ne pouvais rien faire alors que ma voiture ne gener en aucun cas j ai refuser de payer l amande il mon bloquer mon compte,alors que fait l etat pour les handicapes????????? alors que des proches du president de la republique ce font controles a des vitesses superieur autorises a eux on ne leur dit rien










