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MOBILISATION

Liévin : rencontre du handicap, pour l’avenir des associations

11/02/2010 09:44:21

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Les raisons de la colère : pourquoi les associations se mobilisent-elles ?

Les raisons de la colère : pourquoi les associations se mobilisent-elles ?

es raisons de la colère : pourquoi les associations se mobilisent-elles ?

La Vie Active mobilise ses usagers et leurs parents, ses partenaires et amis, ainsi que le monde politique pour dénoncer le formidable écart entre les moyens accordés au Pas de Calais en comparaison de ceux accordés au reste de la France.

En effet, pour être en conformité avec les règles de sécurité, La Vie Active a besoin de 2.5 millions d’euros pour financer les travaux de sécurité de ses bâtiments, et, d’embaucher l’équivalent de 87 personnes à temps plein pour satisfaire aux critères minimaux d’accompagnement sécurisé des personnes. Aujourd’hui, l’État refuse de financer ces sommes.

Plus inquiétant, une menace de fiscalisation de l’ensemble des activités pèse sur l’association. Les services fiscaux confirment leur analyse visant à assujettir l’association à la TVA, l’Impôt sur les Société et la Taxe Professionnelle.

La pérennité de l’association est ainsi remise en cause, et les projets de reconstruction des IME (Instut Médico-Educatif) d’Hénin Beaumont et de Lens - Liévin, de l’IEM (Institut d’Education Motrice) à Arras et de l’ITEP (Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) de Liévin sont en danger, ces projets devant accueillir près de 500 enfants !

Pour alerter l’opinion publique La Vie Active organise le 27 février une grande manifestation. A travers des témoignages bouleversants recueillis au sein de ses établissements, ce sont les difficultés et les craintes auxquelles sont confrontées l’ensemble des associations du secteur médico-social qui sont mises en lumière. C’est pourquoi M. Philippe CALMETTE, Directeur Général de la FEGAPEI, M. Michel DELEBARRE, en qualité de Président de l’AFEJI, se joignent à cette mobilisation et interviendront pour éclairer les débats de leurs expertises.

Les raisons de la colère : pourquoi les associations se mobilisent-elles ?

1. Enfance Handicapée
Les limites de la politique de scolarisation en milieu ordinaire et les conséquences sur les Instituts Médico-Educatifs (IME).

La politique volontariste de scolarisation des jeunes handicapés à l’école ordinaire, loin de réduire de manière significative les effectifs d’élèves en IME, génère des effets de plus en plus néfastes, notamment sous la forme d’arrivées plus tardives en établissement spécialisé. Ce phénomène risque de bouleverser le travail des équipes ; il met en lumière, d’ores et déjà, le manque criant de personnels médicaux et para-médicaux.

2. Travail Adapté
Pour alerter l’opinion publique La Vie Active organise le 27 février une grande manifestation.

La difficile entrée en ESAT (Etablissement et Services d’Aide par le Travail : le travail des personnes handicapées).

En dépit de la mise en place de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), plus d’un millier d’adultes handicapés sont toujours en liste d’attente d’entrée en ESAT. Mais paradoxalement, il faut aujourd’hui dix entretiens pour une embauche. Au-delà de certains comportements, c’est la question du délai d’attente qui demeure l’explication principale : 10 ans en moyenne dans notre Département.

Il faut donc, tout à la fois :

Augmenter le nombre de places accordées par l’Etat : l’enveloppe a été divisée par deux pendant les trois dernières années (à peine 30 places dans le Pas-de-Calais au lieu de 65-70 il y a quelques années).

Aider les ESAT dans leur recherche de nouvelles activités, dans un contexte de crise économique où le Travailleur Handicapé ou le marché avec l’ESAT constituent, pour l’entreprise, la première variable d’ajustement.

Faciliter le passage de la formation à la vie professionnelle, c’est à dire de l’IME (Institut Médico-Educatif) à l’ESAT.

Rétablir les conditions d’une véritable pré-formation professionnelle en ESAT (utilisation des machines dites dangereuses).

3. Le manque de place en structure d’accueil
Pour des handicaps spécifiques.

Après 5, 10, ou 15 années de prise en charge spécialisée et de qualité à l’IME (Institut Médico- Educatif) d’Hénin-Courrières, nos enfants doivent quitter la structure pour intégrer un établissement pour adultes ….qui n’existe pas.

Il ne viendrait à l’idée de personne, et d’ailleurs cela ne se produit pas, de supprimer son fauteuil à une personne polyhandicapée, sa canne blanche à une personne atteinte de cécité, sa langue des signes à une personne malentendante …. Et pourtant aujourd’hui par manque de places spécifiques, on laisse des personnes avec autisme sans solution adaptée, on les renvoie chez leurs parents et au mieux on leur propose quelques heures de prise en charge, mais pas forcément spécialisées.

Qu’advient-il donc de leurs acquis, de leurs compétences, et de leurs apprentissages sans équipes spécialisées ? Qu’advient-il donc de leur qualité de vie et de celle de leur famille avec un retour au domicile ?

L’Association Autisme France, dans son bilan à mi- parcours du dernier plan autisme, fait remarquer que ce plan prévoit la création de « 4100 places sur 5 ans (soit 9 par département), c’est moins que le précédent plan autisme alors qu’ il naît 6000 enfants autistes tous les ans ».

Que vont devenir nos enfants à la sortie de l’IME ? Surtout après tant de chemin parcouru, et alors qu’il leur en reste encore tant à parcourir ?

4. Le vieillissement des adultes handicapés
L’urgence de solutions d’accueil.

La question se pose déjà en ESAT (Etablissement et Services d’Aide par le Travail) : la DDASS du Pas-de-Calais, après avoir lancé une expérience de temps partagé (travail / soutien) y a mis fin. De même la formule d’accueil mixte ESAT / SAJ (Service d’Accueil de Jour) n’a pu voir le jour).

Le Conseil Général s’est saisi de la question : 120 places d’EHPA (Etablissement d’Hébergement pour les Personnes Agées) sont programmées jusque 2012. Il s’agit d’un premier pas encourageant.

A côté de cela, il manque des places de Foyer de Vie, de Foyer d’Accueil Médicalisé.

Enfin n’oublions pas l’angoisse des parents âgés. La présence de places spécifiques rattachées à un EHPAD n’est pas à écarter.

5. Les personnes âgées en EHPAD*
Une qualité d’accompagnement de plus en plus inaccessible. ( *Établissement d’Hébergement pour les personnes âgées dépendantes)

Le département du Pas-de-Calais réalise actuellement un gros effort de rattrapage de son retard en matière d’équipement en places d’EHPAD. Cela se fait de plus en plus au prix de contraintes budgétaires croissantes, qui mettent en question la sécurité de l’accueil des résidents et la capacité des équipes à satisfaire les exigences, toujours plus fortes, en matière de qualité de l’accompagnement.

Les EHPAD gérés par les associations commencent à vivre la politique de restriction que connaît l’hôpital public depuis quelques années.

Parallèlement, même strictement encadrés, les prix proposés par nos EHPAD apparaissent de plus en plus insupportables à beaucoup de familles.

Restrictions budgétaires, prix excédant bien souvent les capacités financières d’un retraité moyen, difficultés croissantes du Conseil Général à financer sa politique d’aide sociale, fiscalisation des EHPAD gérés par des associations à but non lucratif, concurrence du secteur privé commercial, constituent un cocktail dangereux susceptible de déboucher sur des maintiens inappropriés à domicile, l’émergence d’une filière à deux vitesses.

EN SAVOIR + :


RENCONTRES DU HANDICAP... pour l’avenir des associations !
Avec le soutien et la participation Marcel et son Orchestre
Le samedi 27 février - Stade couvert régional de Liévin
www.lavieactive.fr






Handicap Infos - source : communiqué de presse




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