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MÉDECINE | publié le, 24/09/09

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La Rasagiline un frein efficace contre la maladie de Parkinson ?

Azilect, médicament du laboratoire Teva.

La rasagiline lutterait contre les signes et ralentirait la progression du handicap.



Cette pathologie, qui touche près de 150 000 personnes en France, résulte de la dégénérescence, dans la profondeur des noyaux gris centraux du cerveau, des neurones «dopaminergiques».

La détérioration de ces neurones, très impliqués dans les activités motrices, explique nombre des symptômes qui touchent les malades, les tremblements, les raideurs caractéristiques de l'affection.

Aujourd'hui, il existe tout un arsenal de substances pharmacologiques dites «dopaminergiques» capables de restaurer la production de dopamine, le neurotransmetteur qui est tari dans le cerveau des malades. Mais aucun de ces médicaments n'agit sur la maladie en elle-même.

Une étude conduite sur 404 patients aux Etats-Unis a déterminé qu'une nouvelle drogue appelée Rasagiline traiterait efficacement la maladie de Parkinson dans ses stades précoces. Les résultats de cette étude sont reportés dans le numéro de décembre de la revue "Archives of Neurology".

"Ces découvertes sont particulièrement importantes depuis que les espoirs d'utiliser des cellules fœtales pour traiter la maladie de Parkinson se sont considérablement réduits", déclarait le Pr Moussa Youdim, de l'Institut Technologique du Technion, qui a développé la Rasagiline avec le Pr John Finberg du Département de Pharmacologie du Technion.
(Extrait du BE Israël numéro 9 du 3/02/2003 rédigé par l'Ambassade de France en Israël)

Un nouvel essai en double aveugle a été réalisé sur près de 1 200 malades avec un suivi de dix-huit mois, dans une centaine de centres en Europe et aux États-Unis.

Les investigateurs ont scindé la cohorte en plusieurs groupes, certains traités dès le début de l'étude durant dix-huit mois, les autres seulement pendant les neuf derniers mois. Les malades étaient tirés au sort, la moitié recevant une dose d’1 mg par jour, l'autre prenant 2 mg de ce médicament d'ores et déjà autorisé en France, sous le nom de Azilect, mais dont le prix n'a toujours pas été fixé par la commission de transparence de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

Mécanismes de compensation

L'efficacité du traitement a été mesurée grâce à l'échelle d'évaluation de la maladie de Parkinson (UPDR, Unified Parkinson's Disease Rating Scale).

Résultat :les malades prenant la dose la plus faible le plus tôt avaient au bout de dix-huit mois un score légèrement meilleur que les malades ayant reçu cette dose seulement au bout de neuf mois.

« Cet effet va dans le sens d'une modification du cours de la maladie par la rasagiline, estime Pierre Pollak (CHU Grenoble). C'est une étude bien conduite, mais comme le reconnaissent les auteurs, on ne retrouve pas cet effet avec la dose la plus importante ».

Depuis quelques années, en neurologie un courant de pensée estime que les traitements précoces (et pas seulement avec la rasagiline) pourraient mettre en œuvre des mécanismes de compensation de la maladie qui ne s'épuiseraient pas au cours du temps. Mais les auteurs eux-mêmes reconnaissent qu'avec la plus forte dose de rasagiline (2 mg), ils n'observent pas cet avantage du traitement précoce…



© Handicap Infos

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