EMPLOI
Une solution pour concilier activité professionnelle et handicap : le télétravail
21/01/2010 09:47:56
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7,4 % de la population active ont choisi de travailler en dehors des locaux de leur entreprise.
,4 % de la population active ont choisi de travailler en dehors des locaux de leur entreprise.
7,4 % de la population active (1,5 million de personnes) ont choisi, en accord avec leur employeur, de travailler en dehors des locaux de leur entreprise. Bien que cette organisation du travail réglementée depuis 2002 au niveau européen attire chaque année un peu plus de candidats, le nombre de télétravailleurs reste faible en France. Ce nouveau mode de travail présente des atouts indéniables pour les salariés handicapés et leurs employeurs, mais quelques précautions s’imposent.
Qu’est-ce que le télétravail ? Qui est concerné ?
Tout salarié pouvant réaliser, de manière régulière, plus de 60% de son activité en dehors des locaux de son entreprise (hors déplacement) est potentiellement concerné par le télétravail. Ces derniers peuvent exercer leur métier à domicile ou partager leur temps sur différents lieux de travail.
Cette « nouvelle façon de travailler » doit être avant tout un choix du salarié et de son employeur. Elle peut faire partie des conditions d’embauche ou être mise en place par la suite, après signature d’un avenant au contrat de travail. Une période d’essai est alors mise en place : si l’une des parties souhaite mettre fin à l’expérience, le salarié réintègre les locaux, sur un poste adapté correspondant à sa qualification.
Deux pré-requis sont cependant indispensables : savoir utiliser un ordinateur et avoir une connexion Internet haut débit, pour transmettre son travail à son responsable.
Le télétravail est-il destiné qu’aux personnes handicapées ?
Le télétravail est accessible à tous, valides ou non ! Ce mode d’organisation permet de concilier vie personnelle et activité professionnelle et offre au salarié la possibilité d’aménager son temps de travail. En conséquence, il peut être parfaitement adapté à quelques personnes en situation de handicap. C’est le cas de certaines personnes à mobilité réduite (paraplégiques, myopathes, personnes atteintes d’une sclérose en plaques...), à grande fatigabilité (cancéreux, malades cardiaques…) ou dépendantes d’un traitement médical contraignant (dialysés par exemple).
Pourquoi travailler à distance ?
Le télétravail présente de nombreux avantages. En offrant une meilleure adéquation entre les limitations imposées par une situation de handicap et les exigences d’une vie professionnelle, il permet à certains salariés handicapés de reprendre une activité professionnelle ou d’être maintenus dans l’emploi.
Éviter la fatigabilité des transports en commun, permettre le maintien de soins tout en travaillant, fractionner ses horaires en fonction de sa fatigue sont par exemple autant de possibilités offertes par le télétravail. De plus, tous les salariés valides ou non, qui ont tenté l’expérience, soulignent être moins fatigués, moins stressés, plus efficaces et plus réactifs. Ces derniers, plus autonomes et responsabilisés, peuvent planifier leur charge de travail, s’impliquent davantage dans leur activité…
Quelles précautions doivent prendre un salarié handicapé et son employeur avant d’envisager le télétravail ?
Dans le cas d’un télétravailleur handicapé, une attention particulière doit être accordée à l’adaptation des matériels ou de sa situation de travail grâce à l’aide d’experts tels que les médecins du travail ou les ergonomes. Salarié et manager doivent également redoubler d’effort pour formaliser l’activité de travail et définir comment évaluer le travail fourni.
En outre, le salarié doit apprécier le travail individuel. S’il reste dans les faits isolé de ses collègues, il faut cependant veiller à maintenir un lien avec le collectif de travail. Enfin, il faut être vigilant au rythme de travail : une enquête a démontré que les télétravailleurs ont tendance à prolonger leur activité professionnelle la nuit et le week-end !
Que dit le cadre réglementaire ?
Plusieurs textes encadrent le télétravail comme par exemple l’accord national interprofessionnel du 19 juillet 2005 transposant et détaillant l’accord cadre européen de 2002. Ainsi, le télétravailleur doit par exemple prendre soin des équipements qui lui sont confiés.
L’employeur doit quant à lui fournir au salarié la possibilité de rencontrer régulièrement ses collègues et lui rembourser les coûts engendrés par l’exercice de son activité (connexion Internet par exemple).
Il est également tenu de respecter sa vie privée : à cet effet, il fixe, en concertation avec le salarié concerné, les plages horaires durant lesquelles ce dernier peut être contacté. Enfin, il est tenu d’informer et de consulter le CE sur l’introduction du télétravail et des éventuelles modifications qui lui seraient apportées. Si le salarié concerné est reconnu handicapé, le CHSCT [Comité d'Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail] doit également être informé.
Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).
7,4 % de la population active (1,5 million de personnes) ont choisi, en accord avec leur employeur, de travailler en dehors des locaux de leur entreprise. Bien que cette organisation du travail réglementée depuis 2002 au niveau européen attire chaque année un peu plus de candidats, le nombre de télétravailleurs reste faible en France. Ce nouveau mode de travail présente des atouts indéniables pour les salariés handicapés et leurs employeurs, mais quelques précautions s’imposent.
Qu’est-ce que le télétravail ? Qui est concerné ?
Tout salarié pouvant réaliser, de manière régulière, plus de 60% de son activité en dehors des locaux de son entreprise (hors déplacement) est potentiellement concerné par le télétravail. Ces derniers peuvent exercer leur métier à domicile ou partager leur temps sur différents lieux de travail.
Cette « nouvelle façon de travailler » doit être avant tout un choix du salarié et de son employeur. Elle peut faire partie des conditions d’embauche ou être mise en place par la suite, après signature d’un avenant au contrat de travail. Une période d’essai est alors mise en place : si l’une des parties souhaite mettre fin à l’expérience, le salarié réintègre les locaux, sur un poste adapté correspondant à sa qualification.
Deux pré-requis sont cependant indispensables : savoir utiliser un ordinateur et avoir une connexion Internet haut débit, pour transmettre son travail à son responsable.
Le télétravail présente de nombreux avantages.
Le télétravail est-il destiné qu’aux personnes handicapées ?
Le télétravail est accessible à tous, valides ou non ! Ce mode d’organisation permet de concilier vie personnelle et activité professionnelle et offre au salarié la possibilité d’aménager son temps de travail. En conséquence, il peut être parfaitement adapté à quelques personnes en situation de handicap. C’est le cas de certaines personnes à mobilité réduite (paraplégiques, myopathes, personnes atteintes d’une sclérose en plaques...), à grande fatigabilité (cancéreux, malades cardiaques…) ou dépendantes d’un traitement médical contraignant (dialysés par exemple).
Pourquoi travailler à distance ?
Le télétravail présente de nombreux avantages. En offrant une meilleure adéquation entre les limitations imposées par une situation de handicap et les exigences d’une vie professionnelle, il permet à certains salariés handicapés de reprendre une activité professionnelle ou d’être maintenus dans l’emploi.
Éviter la fatigabilité des transports en commun, permettre le maintien de soins tout en travaillant, fractionner ses horaires en fonction de sa fatigue sont par exemple autant de possibilités offertes par le télétravail. De plus, tous les salariés valides ou non, qui ont tenté l’expérience, soulignent être moins fatigués, moins stressés, plus efficaces et plus réactifs. Ces derniers, plus autonomes et responsabilisés, peuvent planifier leur charge de travail, s’impliquent davantage dans leur activité…
Quelles précautions doivent prendre un salarié handicapé et son employeur avant d’envisager le télétravail ?
Dans le cas d’un télétravailleur handicapé, une attention particulière doit être accordée à l’adaptation des matériels ou de sa situation de travail grâce à l’aide d’experts tels que les médecins du travail ou les ergonomes. Salarié et manager doivent également redoubler d’effort pour formaliser l’activité de travail et définir comment évaluer le travail fourni.
En outre, le salarié doit apprécier le travail individuel. S’il reste dans les faits isolé de ses collègues, il faut cependant veiller à maintenir un lien avec le collectif de travail. Enfin, il faut être vigilant au rythme de travail : une enquête a démontré que les télétravailleurs ont tendance à prolonger leur activité professionnelle la nuit et le week-end !
Que dit le cadre réglementaire ?
Plusieurs textes encadrent le télétravail comme par exemple l’accord national interprofessionnel du 19 juillet 2005 transposant et détaillant l’accord cadre européen de 2002. Ainsi, le télétravailleur doit par exemple prendre soin des équipements qui lui sont confiés.
L’employeur doit quant à lui fournir au salarié la possibilité de rencontrer régulièrement ses collègues et lui rembourser les coûts engendrés par l’exercice de son activité (connexion Internet par exemple).
Il est également tenu de respecter sa vie privée : à cet effet, il fixe, en concertation avec le salarié concerné, les plages horaires durant lesquelles ce dernier peut être contacté. Enfin, il est tenu d’informer et de consulter le CE sur l’introduction du télétravail et des éventuelles modifications qui lui seraient apportées. Si le salarié concerné est reconnu handicapé, le CHSCT [Comité d'Hygiène, de Sécurité, et des Conditions de Travail] doit également être informé.
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