ÉTUDE
Traitement prometteur contre la sclérose en plaques
24/10/2008 12:41:05
L

SCLÉROSE EN PLAQUES - IRM ENCÉPHALIQUE.
e Campath, un vieux
traitement de la leucémie, permet de retarder l'évolution de la maladie.
Un traitement contre une forme de leucémie est prometteur pour traiter la sclérose en plaques, non seulement en arrêtant la progression de la maladie mais aussi en inversant ses effets, selon une étude clinique britannique publiée jeudi dans la revue américaine New England Journal of Medicine.
Un médicament, développé il y a trente ans à l'université de Cambridge (Royaume-Uni) pour traiter certaines leucémies chroniques, vient d'être testé avec succès dans un essai clinique contre la sclérose en plaques (SEP). Des chercheurs de cette même université de Cambridge ont montré, pour la première fois dans l'histoire de la lutte contre cette grave affection neurologique, que la substance en question, un anticorps monoclonal humain de synthèse (Alenmtuzumab, nom commercial Campath), est capable de retarder l'évolution des poussées de la maladie, mais surtout de diminuer la sévérité du handicap au cours du temps.
"La capacité de cet anti-cancéreux (Alemtuzumab) est sans précédent pour favoriser la réparation du cerveau", souligne le Dr Alasdair Coles, professeur de neurologie clinique à l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne) qui a coordonné de nombreux aspects de l'essai clinique de phase 2.
"Nous avons constaté que le traitement, s'il est administré suffisamment tôt, peut efficacement arrêter la progression de la maladie et restaurer les fonctions perdues en induisant la réparation des tissus cérébraux endommagés", souligne-t-il Selon ce neurologue, "Alemtuzumab est le traitement expérimental contre la sclérose en plaques le plus prometteur". "Nous espérons que ces résultats seront confirmés par un essai clinique de phase 3, c'est-à-dire un certain degré de guérison des effets encore considérés comme irréversibles" de cette maladie.
De nombreux participants à l'essai clinique de phase 2 traités avec Alemtuzumab ont effectivement recouvré une partie des fonctions physiques perdues en étant moins handicapés trois ans après le début du traitement.
Cette étude, financée par la firme américaine de biotechnologie Genzyme et le laboratoire allemand Bayer Schering Pharma AG, a ainsi montré qu'Alemtuzumab a réduit le nombre d'attaques chez des patients souffrant de sclérose en plaques de 74% supplémentaires par rapport à ceux traités avec l'interferon beta-1a, la thérapie actuelle la plus efficace contre cette maladie.
Encore plus important, l'Alemtuzumab réduit de 71% supplémentaires le risque cumulé d'incapacité résultant de la sclérose en plaques.
L'essai clinique a été conduit sur 334 patients souffrant de sclérose en plaques à un stade précoce et qui n'avaient pas été traités précédemment.
Une partie de ces malades ont tout d'abord pris une ou deux doses d'Alemtuzumab par intraveineuse pendant cinq jours et le même traitement a été répété douze mois plus tard pendant trois jours. Un autre groupe témoin a reçu des injections d'interferon beta-1a trois fois par semaine.
Les patients ont été suivis pendant trois ans pour déterminer l'efficacité des deux traitements aussi bien que leurs effets sur leur incapacité.
Maladie chronique provoquée par un dérèglement du système immunitaire, la sclérose en plaques provoque la démyélinisation des fibres nerveuses de la substance blanche du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerf optique) et la formation de plaques de sclérose causant notamment une paraplégie spasmodique.
La sclérose en plaques touche près de 80 000 personnes en France, 400 000 personnes aux Etats-Unis et plusieurs millions dans le monde.
Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).
Les réactions des abonnés :
nicky
02/06/2009 08:58:20
il y a pas mal de traitement protocole en phase 2 donc espoir
beldino971
26/05/2009 14:52:24
J'ai lu ça avec joie pour les autres mais avec circonception pour moi-même. J'ai développé presque tous les effets secondaires avec le bétaferon... alors quand je vois les effets secondaires de CELUI LA. Brrrr
nassrine
31/10/2008 11:27:29
j'attends cette nouvelle.Toujours pas de traitements espérons que ça sera pour bientôt.
Géronimo
24/10/2008 17:20:49
Voilà une bonne nouvelle pour ceux qui viennent d'être diagnostiqués SEP. Ce produit à en effet l'air d'avoir de bonnes STATS à son actif. Comme souvent en médecine, un médicament ciblé pour une maladie donne de bons résultats sur une autre pathologie .C'est visiblement le cas pour ce traitement. Je constate que les chercheurs n'ont pas encore trouvé de solutions pour les SEP secondairement progressives... Toujours pas de traitement spécifique à ce jour pour combattre les séquelles que provoque la SEP. Espérons que bientôt, on parlera d'un traitement à ce propos.
Un traitement contre une forme de leucémie est prometteur pour traiter la sclérose en plaques, non seulement en arrêtant la progression de la maladie mais aussi en inversant ses effets, selon une étude clinique britannique publiée jeudi dans la revue américaine New England Journal of Medicine.
Un médicament, développé il y a trente ans à l'université de Cambridge (Royaume-Uni) pour traiter certaines leucémies chroniques, vient d'être testé avec succès dans un essai clinique contre la sclérose en plaques (SEP). Des chercheurs de cette même université de Cambridge ont montré, pour la première fois dans l'histoire de la lutte contre cette grave affection neurologique, que la substance en question, un anticorps monoclonal humain de synthèse (Alenmtuzumab, nom commercial Campath), est capable de retarder l'évolution des poussées de la maladie, mais surtout de diminuer la sévérité du handicap au cours du temps.
"La capacité de cet anti-cancéreux (Alemtuzumab) est sans précédent pour favoriser la réparation du cerveau", souligne le Dr Alasdair Coles, professeur de neurologie clinique à l'Université de Cambridge (Grande-Bretagne) qui a coordonné de nombreux aspects de l'essai clinique de phase 2.
L'essai clinique a été conduit sur 334 patients souffrant de sclérose en plaques à un stade précoce.
"Nous avons constaté que le traitement, s'il est administré suffisamment tôt, peut efficacement arrêter la progression de la maladie et restaurer les fonctions perdues en induisant la réparation des tissus cérébraux endommagés", souligne-t-il Selon ce neurologue, "Alemtuzumab est le traitement expérimental contre la sclérose en plaques le plus prometteur". "Nous espérons que ces résultats seront confirmés par un essai clinique de phase 3, c'est-à-dire un certain degré de guérison des effets encore considérés comme irréversibles" de cette maladie.
De nombreux participants à l'essai clinique de phase 2 traités avec Alemtuzumab ont effectivement recouvré une partie des fonctions physiques perdues en étant moins handicapés trois ans après le début du traitement.
Cette étude, financée par la firme américaine de biotechnologie Genzyme et le laboratoire allemand Bayer Schering Pharma AG, a ainsi montré qu'Alemtuzumab a réduit le nombre d'attaques chez des patients souffrant de sclérose en plaques de 74% supplémentaires par rapport à ceux traités avec l'interferon beta-1a, la thérapie actuelle la plus efficace contre cette maladie.
Encore plus important, l'Alemtuzumab réduit de 71% supplémentaires le risque cumulé d'incapacité résultant de la sclérose en plaques.
L'essai clinique a été conduit sur 334 patients souffrant de sclérose en plaques à un stade précoce et qui n'avaient pas été traités précédemment.
Une partie de ces malades ont tout d'abord pris une ou deux doses d'Alemtuzumab par intraveineuse pendant cinq jours et le même traitement a été répété douze mois plus tard pendant trois jours. Un autre groupe témoin a reçu des injections d'interferon beta-1a trois fois par semaine.
Les patients ont été suivis pendant trois ans pour déterminer l'efficacité des deux traitements aussi bien que leurs effets sur leur incapacité.
Maladie chronique provoquée par un dérèglement du système immunitaire, la sclérose en plaques provoque la démyélinisation des fibres nerveuses de la substance blanche du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerf optique) et la formation de plaques de sclérose causant notamment une paraplégie spasmodique.
La sclérose en plaques touche près de 80 000 personnes en France, 400 000 personnes aux Etats-Unis et plusieurs millions dans le monde.
| EN SAVOIR + : Les essais cliniques vont se poursuivre jusqu'en 2010. Les patients intéressés peuvent s'informer par courriel à : eumedinfo@genzyme.com
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| EN SAVOIR + : LE DOSSIER SEP |
Handicap Infos - source : afp
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nicky
02/06/2009 08:58:20
il y a pas mal de traitement protocole en phase 2 donc espoir
beldino971
26/05/2009 14:52:24
J'ai lu ça avec joie pour les autres mais avec circonception pour moi-même. J'ai développé presque tous les effets secondaires avec le bétaferon... alors quand je vois les effets secondaires de CELUI LA. Brrrr
nassrine
31/10/2008 11:27:29
j'attends cette nouvelle.Toujours pas de traitements espérons que ça sera pour bientôt.
Géronimo
24/10/2008 17:20:49
Voilà une bonne nouvelle pour ceux qui viennent d'être diagnostiqués SEP. Ce produit à en effet l'air d'avoir de bonnes STATS à son actif. Comme souvent en médecine, un médicament ciblé pour une maladie donne de bons résultats sur une autre pathologie .C'est visiblement le cas pour ce traitement. Je constate que les chercheurs n'ont pas encore trouvé de solutions pour les SEP secondairement progressives... Toujours pas de traitement spécifique à ce jour pour combattre les séquelles que provoque la SEP. Espérons que bientôt, on parlera d'un traitement à ce propos.










