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COMMUNAUTÉ

DOSSIER PARKINSON | 02/12/07 14:08

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Troubles de la marche et maladie de PARKINSON

troubles de la marche et maladie de PARKINSON

Les troubles de la marche se voient chez 12 à 18 % des patients parkinsoniens.



James Parkinson : « la propension à se pencher en avant devient invincible, le patient est ainsi obligé de marcher sur l’avant pied et les orteils, alors que la partie haute du tronc est projetée en avant à tel point qu’il est difficile d’éviter la chute sur la face. Dans certains cas, à la phase avancée de la maladie, le patient ne peut plus essayer de marcher de façon correcte, mais s’appuie sur la partie antérieure du pied, étant en même temps forcé à faire des pas de plus en plus petits et rapides, en adoptant l’allure de la course. Certains cas ne peuvent avancer qu’en courrant, sur des petits espaces, avec une tendance aux chutes. »

Avant l’ère de la L-dopa= propulsion en avant, marche digitigrade avec pas de plus en plus courts et rapides: le patient court après son centre de gravité, risque de chutes.

Les troubles de la marche se voient chez 12 à 18 % des patients parkinsoniens. Au début de la maladie, si début unilatéral et par les membres inférieurs : traîne une jambe. Quand l’atteinte se bilatéralise, la marche se fait à pas raccourcis = marche à petits pas, à pas traînants.
Diminution de longueur du pas, augmentation de la phase de double appui. Difficultés à adapter la longueur du pas (sauf si repères externes), mais peut augmenter la cadence et donc la vitesse jusqu’à un certain point. Difficulté au premier pas avec hésitation au démarrage.

Le demi-tour se fait à petits pas, décomposé (compter le nombre de pas au demi-tour). La posture fléchie an avant s’accompagne d’une tendance à accélérer le pas, de plus en plus court avec risque de chutes : festination.

Au passage d’une porte, piétinement rapide sur place sans progression = astasie trépidante. Marche avec posture fléchie, pouvant aller jusqu’à la perte d’équilibre vers l’avant. Le déséquilibre en avant entraîne le démarrage.

Modification de la posture :

Normal
La posture érigée repose sur l’activité musculaire automatique pour compenser la gravité. Les ajustements automatiques contrôlent le centre de gravité et permettent le mouvement sans perte d’équilibre (ex : debout et porte une valise). Elle dépend surtout de la proprioception. Stepping : au premier pas, un réflexe approprié se fait en réponse à la balance volontaire du corps en avant. Le centre de ce « stepping reflex » est situé dans le mésencéphale. La réponse musculaire doit maintenir le centre de gravité dans la position verticale pour faire passer le poids du corps sur une puis l’autre jambe.

Maladie de Parkinson
Difficultés à maintenir la posture en réponse ou avant les mouvements du corps : troubles des ajustements posturaux avec perte des ajustements liés aux réflexes de posture. Dans la maladie de Parkinson anomalies des ajustements posturaux >> ex : pas de propulsion en avant du membre supérieur lors du demi-tour, mais le pousse en arrière. Le contrôle du centre de gravité est perdu. Atteinte de l’initiation du mouvement.

Freezing ou blocages moteurs : c’est la difficulté à démarrer et à poursuivre des mouvements répétitifs rythmiques : les pieds restent collés au sol, le patient est incapable d’initier le mouvement des membres inférieurs. Le freezing se voit au passage des portes, dans les espaces étroits, au demi-tour. Fréquence = 32 %, surtout si la maladie a débuté par une akinésie, une raideur, un trouble de la marche, touchant initialement les membres inférieurs. Hésitation au démarrage (80 %), blocage au demi-tour (42 %), blocage dans les espaces étroits (23 %). La fréquence augmente avec la durée d’évolution et la sévérité de la maladie. Signes associés = instabilité posturale, dysarthrie. Se voit en période « off » ou en période « on ».

Echelle de cotation

Echelle de Martinez-Martin P : elle comprend quatre chapitres :

Capacité fonctionnelle : marche dans l’espace, indépendance liée à la marche, se lever d’une chaise ou sortir du lit, monter les escaliers, marche, chutes ;

Complications à long terme : périodes de freezing à la marche, périodes « off » perturbant la marche, dyskinésies perturbant la marche ;

Activités socio-économiques : activités professionnelles et personnelles, économie, activités sociales et loisirs, organisation familiale

Examen : initiation de la marche, festination, balancement des bras, demi-tour, équilibre pendant la marche, se lever d’une chaise, stabilité posturale, rigidité aux membres inférieurs, rigidité axiale, posture.

Physiophatologie des troubles de la marche :

Importance des troubles sensori-moteurs
Marche : importance de l’intégration sensori-motrice, avec l’intervention d’organes sensoriels spécifiques et de réponses réflexes.

Atteinte de la sensibilité dans la maladie de Parkinson :

discrimination de deux points
sens de position statique des articulations
perception du mouvement

Sur le plan moteur : troubles de l’exécution (réalisation des stades successifs d’une séquence de mouvements). Ils peuvent être améliorés par des informations externes visuelles, auditives.
Déficit du feed-back sensoriel : atteinte proprioceptive, déficit de l’évaluation de la kinesthésie avec mouvements hypométriques et bradycinésie.

© Docteur Anne-Marie Bonnet - Fédération des maladies du système nerveux - Hôpital de la Pitié Salpétrière de Paris pour Handicap Infos

Les réactions des abonnés  :

alnad52
15/05/2012 17:50:46
Bonjour, Est-il possible de connaître les références ayant été utilisées pour mentionner la fréquence des troubles de la marche ainsi que les différentes données pour le freezing? Merci.


alnad52
15/05/2012 17:50:02
Bonjour, Est-il possible de connaître les références ayant été utilisées pour mentionner la fréquence des troubles de la marche ainsi que les différentes données pour le freezing? Merci.


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