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GÉNÉTIQUE | article publié le, 09/02/11 0 réaction 


Le premier "bébé médicament" français est né

 
 

Le professeur René Frydman (déjà connu pour avoir permis la naissance du premier bébé éprouvette en 1982).

Un beau bébé de 3,65kg en apparence comme les autres.

C’est une première en France. Lundi, les professeurs René Frydman (déjà connu pour avoir permis la naissance du premier bébé éprouvette en 1982) et Arnold Munnich ont annoncé la naissance du premier bébé-médicament du pays à l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine).

Il s'appelle Umut-Talha et est né le 26 janvier. Un beau bébé de 3,65kg en apparence comme les autres. En apparence seulement car Umut-Talha est né par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI) permettant le choix des embryons.

Une manipulation génétique qui a permis que l'enfant ne soit pas atteint de la même maladie rare que sa sœur aînée, la bêta-thalassémie, mais aussi qu'il puisse la guérir.

Ce bébé fait doublement le bonheur de ses parents (son nom signifie d'ailleurs notre espoir en turc) : il est en bonne santé, et il va justement permettre de soigner sa sœur aînée grâce à une greffe de sang de cordon.

C'est le premier "bébé médicament" né en France. Un procédé permis par la loi française de bioéthique de 2004 et ses décrets d'application, parus en décembre 2006. D'autres bébés de ce type sont déjà nés ailleurs dans le monde.

La bêta-thalassémie est une maladie génétique grave et invalidante :

Cause d'anémie, elle rend nécessaires à la survie des transfusions sanguines répétées. En Espagne, le premier "bébé-médicament" était né en 2008. Le sang de son cordon ombilical avait permis de guérir son frère atteint d'une grave forme d'anémie congénitale.

La bioéthique en question :

La loi de bioéthique de 2004 autorise la naissance de bébés-médicaments en France après accord de l’Agence de la Biomédecine.

Une naissance qui s'accompagne évidemment de polémiques sur le plan éthique alors que doit être débattu le projet de loi relatif à la bioéthique à l'Assemblée Nationale. Il prévoit d'autoriser le don croisé d'organes, permettre sous certaines conditions le transfert post-mortem d'embryons et le maintient du principe d'anonymat du don de gamètes.

© Handicap Infos


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