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Mercredi 24 octobre 2018

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    SOCIÉTÉ | article publié le, 08/06/15 0 réaction 


    Généthon veut construire une usine de médicaments, un investissement de 100 millions d'euros

     
     
    Construire une usine, capable de fabriquer les produits de thérapie génique à l´échelle industrielle nécessite un investissement de 100 millions d´euros.

    Construire une usine, capable de fabriquer les produits de thérapie génique à l'échelle industrielle nécessite un investissement de 100 millions d'euros.

    « Nous devons passer au stade de la production industrielle de médicaments », expliquent les dirigeants du laboratoire de l'AFM-Téléthon. L'association, qui a investi 1,1 milliard d'euros dans la recherche en près de trente ans, est à la pointe dans les thérapies innovantes, en particulier dans la thérapie cellulaire et la thérapie génique.

    Financé grâce aux dons de l'AFM-Téléthon, le laboratoire Généthon, situé à Evry (Essonne), est maintenant dédié à la conception, au développement et à la production de médicaments de thérapie génique pour les maladies rares, avec un budget de fonctionnement annuel de 12 à 15 millions d'euros.

    Créer une filière française : plaidoyer pour un partenariat public-privé

    Ses dirigeants ambitionnent donc de construire une usine capable de produire des lots de médicaments commercialisés. Avec ses partenaires Genosafe, Atlantic Bio MGP et le CHU de Nantes, et dans le cadre des investissements d'avenir, Genethon a mis en place deux programmes pour accélérer la production des vecteurs (enveloppe qui transporte le médicament).

    Avec ces procédés innovants, le laboratoire pourra décupler la production de traitements innovants. Pour la drépanocytose, par exemple, le futur procédé permettra de multiplier par cent la production de traitements. À condition toutefois de disposer de l'usine adéquate. Et, pour cela, il faut investir au moins 100 millions d'euros. Généthon, qui ne peut faire cet investissement seul, plaide pour un partenariat public privé, qui incluerait de grands laboratoires ou des biotechs.

    Il faut créer une filière française des thérapies innovantes, justifie Frédéric Revah, directeur général de Généthon. « L'AFM et le Généthon ont développé un savoir faire reconnu mondialement dans la recherche et les procédés de production des thérapies très innovantes ». Mais, si la France, qui ne dispose aujourd'hui dans ce domaine que de la plateforme CellforCure du laboratoire public LFB, ne se donne pas les moyens de produire ces médicaments, « les connaissances acquises dans ce domaine seront vite dépassées par les laboratoires concurrents, actifs dans d'autres pays », argmente Philippe Moullier, qui dirige le laboratoire de thérapie génique du CHU de Nantes.

    Ce serait d'autant plus regrettable que « ce marché, à très haute valeur ajoutée, est promis à une forte croissance ». Au delà des maladies rares, la thérapie génique et la thérapie cellulaire visent en effet, des pathologies très répandues, à l'image du cancer.

    © Handicap Infos


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