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DOSSIER PARKINSON | article publié le, 10/12/07 0 réaction 


L e besoin d’apprendre, de comprendre, de prévenir l’apparition des troubles moteurs et fonctionnels

 
 

L e besoin d’apprendre, de comprendre, de prévenir l’apparition des troubles moteurs et fonctionnels

L e besoin d’apprendre, de comprendre, de prévenir l’apparition des troubles moteurs et fonctionnels, d’analyser les relations de cause à effet entre les traitements antiparkinsoniens et associés et leurs effets bénéfiques et secondaires font du patient et des proches les acteurs de la maladie. Cette gestion leur a permis de maitriser relativement leur vie.Une strucutre hospitalière présente le risque de déposséder le malade de cette capacité de gestion qui l’aide à surmonter la perte d’espoir.

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Dès son admission est évaluée la capacité du patient à gérer son traitement seul. Sur prescription médicale, l’infirmière organise la dispensation médicamenteuse, sa surveillance et éduque le patient et/ou sa famille. Une organisation adaptée aux capacités motrices et cognitives du patient, aux périodes qui lui sont favorables dans la journée lui permet de continuer à prendre ses médicaments seul, avec pour supports un pilulier individuel, une ordonnance ou une planification, des informations répétées et un contrôle. Il est nécessaire d’accorder du temps selon la lenteur du mouvement, l’intensité du blocage ou de la dyskinésie. Sont transmis au médecin les demandes et les observations sur la prescription ou l’inadaptation de la posologie.

Mais le plus souvent, en raison de l’âge du patient ou au terme de plusieurs hospitalisations, ce rôle est dévolu à l’infirmière. Sont tracées les périodes on et off, les hallucinations, les demandes de formes à libération immédiate (dispersible) dans le respect ou au-delà de la posologie.

Les complications de la maladie sont multiples et leur surveillance clinique minutieuse porte sur :

la dysautonomie faisant rechercher une chute tensionnelle quotidiennement, après les prises de traitement antiparkinsonien, lors d’un malaise ou d’une chute

l’encombrement pulmonaire en cas de fausses routes pouvant nécessiter de la kinésithérapie respiratoire, des aspirations trachéales, une oxygénothérapie

la rétention urinaire avec surveillance au bladderscan et recours aux sondages intermittents

l’évolution des plaies chroniques

la nutrition entérale et les soins protocolisés

les troubles du sommeil

les douleurs

la dépression

Une surveillance attentive est portée aux suites de soins chez les patients porteurs de neurostimulateurs Comparativement à leur état antérieur , l’équipe assiste à l’amélioration de la mobilisation, de l’équilibre, de la marche, à la diminution des fluctuations, à une reprise du poids, à une facilitation de la communication.
En cas de doute, le médecin de l’unité contacte le neurochirurgien ou le neurologue référent du patient.

La surveillance des traitements antiparkinsoniens et associés est également multiple :

la dopamine : biodisponibilité modifiée par le régime alimentaire (conflit entre les protéines et la dopamine ) , dose efficace établie par ajustements successifs , symptômes peu sensibles à la dopamine (troubles de l’équilibre , de la parole …) , augmentation des besoins en dopamine sans ralentissement de l’évolution de la maladie , nausées , vomissements , hypotension artérielle. Les demandes multiples de forme dispersible sont révélatrices d’un besoin d’adaptation du traitement, d’un facteur déstabilisant à analyser (infection, déshydratation, choc émotif …)

agonistes dopaminergiques : troubles psychiques, œdèmes des membres inférieurs, hypotension artérielle, nausées. L’apomorphine est injectée par voie sous-cutanée, voire sous pompe miniaturisée, lorsque la demande dépasse 5 à 6 injections par jour.

anticholinergiques : peu utilisés chez les patients âgés

chlorhydrate d’amantadine : oedèmes des chevilles

ICOMT : coloration des urines en orangé vif

benzodiazépines : somnolence

clozapine : seul neuroleptique autorisé, surveillance de la numération formule sanguine

Le bon traitement , à l’heure exacte , de la bonne façon reste la règle d’or.Bien souvent , le patient parkinsonien anticipe la demande avant l’heure de manière rituelle et systématique , sans pour autant remettre en cause la compétence et la confiance accordée au soignant.Il est son propre garant , face à sa maladie. La prise en charge inefficace du traitement par le malade ou ses proches, le sentiment d’impuissance, les troubles de la mémoire et de la concentration transfèrent progessivement du patient à l’infirmière ce rôle d’expert.

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© A.Chabot ( cadre de santé ) , G.Delaporte ( IDE ) , S.Guillermain ( kinésithérapeute ) , N.Le Saoûlt ( ergothérapeute , P.Laly ( kinésithérapeute ) ,M.Zabourah ( IDE )


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