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SOCIÉTÉ | article publié le, 08/05/17

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Emmanuel Macron élu Président de la République : les 6 objectifs de sa politique handicap

Sur 100 Français : 20 ont un handicap, visible ou invisible, petit ou grand. 5 sont à mobilité réduite, 1 se déplace en fauteuil, 1 souffre d’un handicap mental, cognitif et psychique.

Sur 100 Français : 20 ont un handicap, visible ou invisible, petit ou grand. 5 sont à mobilité réduite, 1 se déplace en fauteuil, 1 souffre d’un handicap mental, cognitif et psychique.



La France aura dans une semaine un nouveau président. Emmanuel Macron a été élu président de la République, dimanche 7 mai 2017, en obtenant 66,06 % (soit, 20 703 694 voix) des suffrages, contre 33,94 % (soit, 10 637 120 voix) à Marine Le Pen, selon les résultats issus de 99,99% des suffrages reçus et communiqués par le ministère de l’intérieur. Le nombre de votes blancs et nuls atteindrait un niveau record d’environ 12 % des suffrages, selon cette même estimation.

Voici, les 6 objectifs d'Emmanuel Macron concernant ses propositions pour le handicap repris dans leur intégralité ci-dessous :

Objectif 1 : accroître la participation des personnes en situation de handicap à la vie sociale

Nous organiserons l’accessibilité autour de la personne, plutôt que des structures. L’objectif d’accessibilité, affirmé par la loi de 2005, est sans cesse repoussé, et seuls 40% des bâtiments qui devraient l’être sont aujourd’hui accessibles.

Nous donnerons la priorité à l’accessibilité des transports publics et de la voirie.

Nous accompagnerons les collectivités locales pour qu’elles fournissent une solution d’accessibilité à leurs habitants.

Nous investirons pour faciliter l’accessibilité numérique. Nous créerons une plateforme numérique collaborative pour généraliser des bonnes pratiques locales.

Nous changerons le regard sur le handicap.

Changer de regard sur le handicap commence par "mieux connaître" le handicap : nous instaurerons une sensibilisation systématique au handicap dans les écoles primaires et les collèges, en favorisant l’intervention de personnes concernées dans les classes.

Nous encouragerons la tenue d’actions collectives autour du handicap dans les administrations, les grandes entreprises publiques et les collectivités (séminaires, mécénat de compétence, collectes, partenariats, programmes d’aide).

Nous favoriserons des binômes entre personnes valides et handicapées dans les différents lieux de vie (école, travail, ville) fondés sur l’échange et la contribution effective de chacun. L’aide ne doit pas seulement passer par un professionnel ou la famille.

Nous simplifierons les démarches pour les personnes en situation de handicap.

Nous identifierons un référent facilement accessible pour chaque personne, qui permettra de renforcer l’accompagnement aux démarches.

Nous améliorerons la protection juridique des majeurs sous tutelle afin de répondre aux recommandations récentes du Défenseur des droits. Nous développerons les moyens des services des tutelles afin de permettre un encadrement individualisé de qualité de ces personnes.

Objectif 2 : améliorer la vie au quotidien pour chacun

Nous réduirons la pauvreté des personnes en situation de handicap.

L'allocation aux adultes handicapés (AAH), pour une personne seule, est aujourd'hui d'environ 800 € par mois : nous la porterons au-delà de 900 € par mois.

Nous adapterons le fonctionnement des établissements et services médico-sociaux aux besoins exprimés.

Nous instaurerons des évaluations systématiques de la satisfaction dans les établissements médico-sociaux.

Nous adapterons les règles de tarification des établissements et services médico-sociaux pour permettre une réponse individualisée et le maintien du lien avec les familles.

Nous faciliterons l’accès au logement social ou inclusif.

Les bailleurs sociaux devront identifier les logements adaptés pour les personnes handicapées et les personnes vieillissantes de leur parc (logements en rez-de-chaussée accessibles sans marche depuis le trottoir par exemple) et rendre cette liste transparente.

Les bailleurs sociaux devront proposer des solutions de relogement aux personnes handicapées et vieillissantes dont le logement social n'est plus adapté, ou bien faire des travaux dans ces logements (par exemple changer une baignoire en douche, adapter le mobilier de la cuisine,...).

Nous faciliterons la scolarisation des enfants handicapés.

Nous continuerons à encourager la scolarisation en milieu ordinaire des nombreux enfants aujourd’hui sans solution scolaire.

Nous donnerons accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres.

Nous améliorerons le parcours des jeunes permettant l’accès aux diplômes, notamment au travers des adaptations numériques.

Nous améliorerons la vie des personnes handicapées autour de l’école, par exemple en assurant une meilleure accessibilité des activités de loisirs péri-scolaires, en organisant des séjours de vacances dédiés ou mixtes.

Objectif 3 : nous améliorerons l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap

En France, il y a 130 000 travailleurs handicapés et 500 000 personnes avec un handicap sont inscrites à Pôle emploi.

Nous ferons de la lutte contre la discrimination une priorité nationale. Nous développerons des opérations de contrôles aléatoires et imprévus à grande échelle. Nous désignerons les entreprises fautives. Les partenaires sociaux seront également mobilisés.

Nous prévoirons un abondement public pour le compte personnel d'activité des personnes handicapées et introduirons une labellisation spécifique pour les formations qui leur sont destinées, tenant compte des débouchés professionnels des formations.

Nous développerons et encouragerons les initiatives de tutorat dans l’entreprise.

Nous encouragerons les expérimentations tripartites (Pôle Emploi/associations/organismes de formation) pour favoriser l'insertion et la réinsertion des travailleurs handicapés.

Objectif 4 : engager un effort particulier sur la prévention, les soins primaires ainsi que la recherche

Nous poursuivrons et amplifierons les actions incitatives en faveur de l’accessibilité des cabinets médicaux, de la formation des médecins aux spécificités de l’examen de la personne handicapée. Nous poursuivrons l’inventaire pour la revalorisation des actes longs.

Nous financerons des appels à projet pour le développement d’appareils médicaux (mammographies, scanners...) adaptés et innovants.

Nous lancerons un plan d’évaluation des techniques et méthodes de prise en charge des handicaps (rééducation, réadaptation, réhabilitation cognitive et/ou comportementale) par des travaux encadrés par des enseignants chercheurs.

Ce plan visera à ne plus proposer que les techniques les plus efficientes. Nous soutiendrons également le développement de structures de recherche (écoles universitaires favorisant la collaboration de professeurs de Médecine Physique et de Réadaptation, en lien avec d’autres spécialités - par exemple l'ingénierie ou la physiologie.

Objectif 5 : aider les aidants

Nous favoriserons les périodes de répit pour les aidants.

Nous permettrons le don de RTT entre collègues pour les personnes aidantes dans les entreprises.

Nous prendrons en compte la situation des personnes aidantes dans le calcul de l’âge de départ à la retraite dans la réforme que nous conduirons.

Nous permettrons aux aidants de mieux se former ou d’être accompagnés, au moment de l’annonce du handicap d'un proche et de manière régulière.

Un « chèque bilan santé/social » leur sera proposé au moment de la découverte du handicap, et à période régulière. Un accompagnement psychologique pourra leur être proposé.

Objectif 6 : le handicap au centre de notre action

Définir de façon systématique des indicateurs d’inclusion pour chacune des politiques publiques menées. Il s’agit de partager, en amont, des objectifs clairs et précis dans tous les domaines pour mieux évaluer, en aval, l’impact des politiques publiques décidées.

Ainsi, tout projet de loi (par exemple dans le domaine des transports, de l’emploi et de la formation, des sports, etc.) fixerait des indicateurs d’inclusion en matière de handicap. Il en serait ainsi pour chacune des décisions prises, législatives ou réglementaires.

Il s’agit, en réalité, de repenser nos politiques publiques en se fixant des objectifs chiffrés, partout et systématiquement, afin d’entrer dans une culture de l’efficacité et du résultat pour renforcer notre cohésion sociale. Et pour faire de l’égalité des personnes en situation de handicap une réalité et un réflexe
.

L'extrait du débat présidentiel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen et consacré au handicap



© Handicap Infos - source : En Marche

Les réactions des abonnés  :

lilhandi
13/06/2017 18:50:18
J'ai fait des études, travaillé tout en étant stagiaire à la chambre de commerce du nord où j'ai passé le diplôme d'anglais validé. Puis j'ai eu des jumeaux (l'un décédé deux jours après la naissance). J'ai intégré très facilement le secteur médical privé en gastro où je me suis donnée à fond, avec de nombreuses heures supplémentaires. À 40 ans, une chute inexpliquée dans ma chambre m'a conduit à une rupture de rate et splénectomie en urgence. La CPAM de Lille m'a mise d'office en invalidité 2eme catégorie réduisant considérablement nos ressources. Je suis reconnue par la MDPH59 à +80% avec besoin d'assistance. Je regrette profondément que le projet de Macron ne parle pas des personnes dans mon cas chez qui est reconnue une maladie génétique rare identifiée depuis un an : paraplégie spastique spg7 et qui me provoque beaucoup de troubles secondaires et maladies que je n'aurais pas eues si j'avais toujours la rate. Nous ne voulons pas que nous soyons assimilés à ceux qui sont devenus genes par l'âge et qui ont fait une carrière longue !!! La loi doit continuer à s'appliquer pour les gens comme moi, en aucun cas, nous ne relevons de l'APA mais bien continuer à percevoir la PCH.... La loi est ainsi faite, d'autant que mon époux est mon aidant familial et que cette PCH est déclarée dans nos revenus. Nous les handicapés reconnus avant 60 ans par la MDPH59 devons garder nos droits propres, d'autant que mon époux a travaillé jusqu'à 65 ans dimanches et jours fériés en tant que chef de rang et a acheté une TPE donc subi le RSI pendant six ans, ayant des difficultés à trouver un salarié sérieux dans une profession où les gens préfèrent toucher le chômage plutôt que d'y travailler. Il a dû cèder au bout de six ans, la situation devenant grave lorsque s'est révélée ma maladie : trois fils jeunes étaient seuls pour m'aider tour à tour tout en menant des études sérieuses et longues. Aujourd'hui nos trois ménages paient pour les aides sociales et allocations familiales d'autrui tout en étant privés depuis Hollande.


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