Mon Compte

 S'inscrire (gratuit)

Jeudi 20 septembre 2018

 


 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème

DOSSIER PARKINSON | article publié le, 02/12/07 0 réaction 


Comment aborder la maladie de Parkinson?

Une maladie qui ne gurit pas mais qui se soigne. Pas seulement par les mdecins.

Une maladie qui ne gurit pas mais qui se soigne. Pas seulement par les mdecins.

1) Mieux connatre la maladie

Une maladie qui ne gurit pas mais qui se soigne. Pas seulement par les mdecins.

Il vaut mieux la connatre telle quelle est, savoir que cest une maladie chronique lentement volutive.

Se placer, bon gr mal gr, dans un contexte obsessionnel qui voit lhomme compltement dmuni par rapport elle conduit une anxit permanente. Ainsi, on peut se convaincre tord de devoir ne pas dbuter tel ou tel traitement, alors que lon en a besoin.

Mieux connatre la maladie permet de convenablement la situer, et laborder en dehors des avis multiples et parfois contradictoires: proches, mdecins, informations des journaux, internet

Connatre lvolution habituelle de la maladie, les signes comme lakinsie (la lenteur), les rpercussions sur les diffrentes sphres de lorganisme, les complications des traitements. Il ne sagit pas de sabmer dans tes lectures frntiques, ou chercher des informations parfois non scientifiques. Il est souvent plutt utile de parler avec son mdecin ou son neurologue.

2) Enlever les tabous

Une attitude gnrale, dans les relations extrieures, bien conventionnelles, consiste faire comme si la maladie nexistait pas. Comme sil ntait pas convenable dtre malade. Il est inconvenant de parler dun souci quelconque, notamment de sant. Le code de bonne conduite consiste luder compltement ce que lon prouve. Dans la mme logique, il est des pays o lon cache soigneusement les handicaps. Dans dautres, au contraire, on considre que leur maladie na rien dinfamant.

Dans le cadre de la maladie de Parkinson, le plus raisonnable consiste lui faire la place quelle mrite dans la vie quotidienne, plutt que de faire semblant quelle nexiste pas. Il faut vivre avec la maladie.

3) Thmes quotidiens

Le droulement de la journe peut donner lieu, quotidiennement, aux mmes proccupations. Pour que la journe se droule le mieux possible, rien ne sert de nier les contraintes lies la maladie, mais on peut chercher des moyens dadaptation. Il nest pas utile de se sentir humili par le caractre obligatoire de certains actes de la vie courante, et laide quil faut demander.

Se faire aider pour faire sa toilette, pour se dplacer, prparer ou prendre ses mdicaments.

Cest l quentre en jeu lentourage. La maladie de Parkinson est souvent une affection qui se vit deux.

Au contraire, certaines occupations quotidiennes, anciennes ou nouvelles, sont destines instaurer une certaine normalit dans la vie.

4) En parler librement

Considrer que la maladie nest pas une honte. Faire tat de ce que lon prouve, exprimer les craintes que lon a.
Faire tat des divers symptmes ressentis au mdecin, apprendre les dcrire, les comparer avec dautres situations antrieures analogues.

Le mdecin fera le tri: ce qui nest que purement li limagination ou lanxit, ce qui peut tre expliqu par la maladie de Parkinson, ce qui nest pas li la maladie de Parkinson, mais une autre affection incidente, ce qui est la consquence des mdications

5) Se tenir inform

Savoir sintresser diverses sources dinformations sur la maladie. Sur les rcentes dcouvertes, les expriences russies, qui soignent. Demander des informations son mdecin, les publications concernant souvent des traitements qui peuvent tre seulement rservs la recherche.

Lire des ouvrages sur la manire de se comporter vis--vis de la maladie, des tmoignages de patients, dans le cadre des associations de malades.

Ne pas se comporter avec une attitude de repli, dans laquelle la maladie est subie de manire passive, sans que lon puisse faire quoi que ce soit contre elle.

Au contraire, dans une attitude curieuse, ouverte, dobservation, beaucoup de choses peuvent changer.

6) Entourage du malade

Beaucoup dpend de cet entourage. Si le malade est bloqu par lagacement, limpatience quil rencontre et constate. Ou bien, au contraire, quand il se sent lobjet de sollicitude, de sympathie.

Etre compris, lune des premires expriences de lintimit.
Naturellement, lentourage nest pas dtach, indiffrent ce qui arrive au malade. Mais que celui-ci puisse sappuyer sur ceux qui, tout naturellement, devraient laider, avec gentillesse, affection, dvouement. Le malade nest pas seul. Certains proches sont comme identiques soi. Et ils sont un prcieux soutien.

EN SAVOIR +:
Les articles du dossier "PARKINSON"


© Docteur Anne-Marie Bonnet - Fdration des maladies du systme nerveux - Hpital de la Piti Salptrire de Paris pour Handicap Infos


 Haut de page




 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème

  |  Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).