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AUTISME | article publié le, 06/03/13 0 réaction 


La place des activités physiques dans la prise en charge des troubles autistiques

 
 

L’activité physique adaptée (APA) regroupe l’ensemble des activités physiques et sportives adaptées aux capacités de la personne.

L’activité physique adaptée (APA) regroupe l’ensemble des activités physiques et sportives adaptées aux capacités de la personne.

L’activité physique adaptée (APA) regroupe l’ensemble des activités physiques et sportives adaptées aux capacités de la personne. Elles sont dispensées auprès de personne en situation de handicap, et/ou vieillissantes, atteintes de maladie chronique ou en difficulté sociale, à des fins de prévention, de rééducation, de réadaptation, de réhabilitation, de réinsertion, d’éducation et/ou de participation sociale (SFP-APA, 2010).

Il s’agit d’un projet répondant aux besoins de la personne. La pratique d’AP est un moyen utilisé dans la prise en charge, elle est réalisé par un professionnel formé spécifiquement : l’enseignant en APA. On peut alors se demander l’intérêt de pratiquer de l’APA chez des enfants avec autisme ?

L’autisme est un trouble envahissant du développement (TED) défini par la Classification Internationale des Maladies (CIM) comme « un groupe de troubles caractérisés par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication, ainsi que par un répertoire d’intérêts et d’activités restreintes, stéréotypés et répétitifs. Ces anomalies qualitatives constituent une caractéristique envahissante du fonctionnement du sujet, en toutes situations ».

Associée à une déficience intellectuelle, l’autisme léger à moyen est caractérisé de 30 à 36,5 par l’indice de CARS (Echelle d’évaluation de l’autisme infantile). Dans l’autisme nous retrouvons trois signes majeurs : des troubles de la communication, des troubles de la socialisation et la résistance au changement où l’enfant est très sensible aux événements imprévisibles. Il existe également des troubles associés tels qu’un retard mental, une difficulté dans les fonctions exécutives, troubles de l’attention, capacité d’imitation réduite…

Les bénéfices d’une activité physique adaptée ont été prouvés dans différentes études. Chez l’enfant autiste, la pratique d’activités peut être un moyen privilégié d’apprentissage dans les domaines sensorimoteurs, communicationnel et social (Massion, 2006).

Ainsi elles peuvent apporter aux enfants des perspectives pour améliorer de l’estime de soi, favoriser le lien social avec autrui et être source de plaisir à pratiquer une activité. En fonction du type d’activités les objectifs seront différents : les activités individuelles seront les préférées des enfants autiste suite à leurs difficultés de communication et socialisation et les activités duelles vont leur permettre d’améliorer la perception de leur propre corps, et de découvrir que l’autre existe en rompant l’isolement. Ces activités peuvent aider l’enfant à se représenter son corps et à mieux appréhender l’ensemble de leurs mouvements.

Elles vont également leur permettre de connaître l’autre comme personne à part entière et d’intégrer sa présence. De plus, ces activités peuvent induire des changements sur la gestion des stimuli sensoriels (Bass, Duchowny et Llabre, 2009) et réduire les comportements agressifs (Allison, Basile et MacDonald, 1991).

Les études ont montré l'influence positive des activités physiques adaptées (APA) pour les personnes autistes, et plus particulièrement les enfants. Ces programmes en APA peuvent être construits au sein de la prise en charge pluridisciplinaire et doivent faire l'objet d'évaluations régulières pour individualiser au mieux la prise en charge. Les professionnels en APA pourront guider les choix quant aux pratiques proposées, en assurant un accompagnement optimal des personnes.

EN SAVOIR + :
La Société Française des Professionnels en Activité Physique Adapté


© Marie Hernandez, Elisa Favre-Felix et Anaïs Lavigne pour Handicap Infos


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