Lundi 14 octobre 2019

Mon Compte


Mot de passe oublié ?

S'inscrire (gratuit)
 
 

 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème

FILM | article publié le, 25/11/14 0 réaction 


Salto Mortale : Antoine Rigot, le funambule au corps blessé

 
 

Le combat quotidien d´un funambule contre la fatalité.

Le combat quotidien d'un funambule contre la fatalité.

Le combat d'un funambule pour retrouver l'usage de ses jambes et redonner un sens à sa vie après un accident. Ce combat, le réalisateur Guillaume Kozakiewiez l'a filmé pendant deux ans. "Salto Mortale" raconte l'envie de vivre de ce personnage hors du commun. Le film présenté en avant-première à Rennes, sera en salles le 26 novembre.

Continuer à avancer, malgré tout. Malgré le handicap, la douleur, le désespoir. "Salto Mortale" est l'histoire d'un homme qui, face à l'adversité, a refusé de baisser les bras.

On voit bien ce qu’une telle histoire, tellement extraordinaire, témoignant à la fois d’une telle cruauté du destin et d’une telle force de caractère, aurait inspiré, en termes de pathos, à un scénariste hollywoodien. Guillaume Kozakiewiez choisit un autre chemin. Celui d’une proximité respectueuse, qui tente d’appréhender comment un athlète de la trempe de Rigot (beau bébé à l’évidence) surmonte l’épreuve qui le frappe dans son corps, soit au cœur même de sa pratique, et partant, irrémédiablement, dans son esprit.

Le film évoque un combat quotidien contre la fatalité en croisant des images d’archives d’anciens spectacles, des extraits de conversation avec Rigot, des lectures de son journal, et des séquences qui le montrent en représentation ou au travail. Loin d’un triomphalisme qui eût été aussi absurde qu’obscène, le film montre son personnage dans le clair-obscur de son combat quotidien contre la fatalité.

Le dernier plan du film, empreint d’une certaine sérénité, montre Antoine Rigot sortant de l’eau avec ses béquilles, cette eau dans laquelle il avait eu auparavant son accident. La pesanteur de ce corps sortant de l’eau et filmé en caméra portée, instable, rappelle au spectateur la volonté avec laquelle l’artiste est toujours, constamment, en train de reconquérir l’usage de son corps. Le voyage n’est pas fini et la marche du funambule continue inlassablement dans l’effort.

Guillaume Kozakiewiez

Très jeune, Guillaume Kozakiewiez se passionne pour la photographie. Il passe l’essentiel de son temps dans les salles de montage. Dès qu’il peut, il prend sa caméra et part filmer. Et en 2004, il signe pour TV Rennes, Face B, une série documentaire sur des adolescents rennais. Peu à peu, la qualité de son regard est reconnue par plusieurs réalisateurs pour qui il devient chef opérateur, en documentaire comme en fiction. Il poursuit parallèlement la réalisation de plusieurs films documentaires, dont le dernier est Salto Mortale, son premier documentaire pour le cinéma.

Salto Mortale (France, Suisse, 2014, 94’) - La lutte n’est pas pour tous... (France, 2011, 85’) - Les cuisiniers (France, 2009, 43’) - Quelques mots (France, 2007, 40’) - Léonarda (France, 2006-2007, 68’) - Recording America (France, 2005, 58’) - FACE B (France, 2004, 8 x 26’).

La bande annonce du film



© Handicap Infos - source : communiqué de presse


 Haut de page



 
 


 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème